Madame la Première Dame,
Nous sommes aujourd’hui le samedi 4 juillet 2026 et la France, dont votre mari est président depuis bientôt 10 ans, va célébrer les 250 ans de la naissance des Etats-Unis, pour laquelle notre pays des Lumières et des Droits de l’Homme a joué un rôle déterminant.
Déjà la nuit dernière la Tour Eiffel s’est illuminée aux bleu-blanc-rouge franco-américains; ce soir, les Français vont vibrer à l’exploit des Bleus à Philadelphie; et nous avons encore tous en mémoire votre tenue entre le président de la République et celui des États-Unis, comme une vestale veillant à la signature de la paix entre l’Amérique et le reste du monde à Versailles, le 17 juin dernier.
Les Etats-Unis d’Amérique ont inventé la République fédérale, ont été les premiers à reconnaître les droits des minorités, à légaliser l’IVG en 1973, à exporter les Gay Prides jusqu’à la loi Taubira de 2013, puis en retour, à élever le mariage de même sexe au niveau fédéral le 26 juin 2015 …
Mais en ce 250ème anniversaire de l’Independance Day, les très progressistes Américains ne reconnaissent toujours pas le suicide euthanasique (seulement 9 états sur 50), ce qui surprend face à leur leadership sur les autres aspects de la vie naturelle socialement modifiée par le déferlement des technologies nouvelles.
C’est que la protection publique de notre vie face à sa mort est existentielle, et emporte la survie ou l’extinction de notre Humanité toute entière. Et les sociétés précédentes le savaient pour avoir fait du «
tu ne tueras point ton prochain » la limite suprême de l’organisation sociale. Votre mari l’a encore rappelé ce 30 juin, au jour et à l’heure du 3ème vote solennel du suicide euthanasique par l’Assemblée nationale, au
9ème Congrès contre la peine de mort !
C’est aussi pour cela que le Sénat français a rejeté le principe de suicide euthanasique par deux fois. Il s’apprête ce mardi 7 juillet à refuser une troisième fois le texte voté par l’Assemblée Nationale. Cette fois le Sénat examinera une motion de rejet, sans même discuter plus au fond, tant sa décision est irrévocable.
Car l’opinion se retourne : le scrutin du 30 juin a vu la majorité de l’Assemblée s’effriter, des députés soutiens de votre mari changer d’avis, à l’instar de ma députée Olivia Grégoire, ou encore Danièle Brulebois, Catherine Ibled, Mikaele Seo, toutes suivant en cela l’opinion publique de plus en plus convaincue par le débat démocratique qui s’est imposé depuis la dissolution de 2024 … Transmettez-ici mes remerciements au président, pour nous avoir donné ce temps supplémentaire de débat.
Il a permis à un nombre en pleine expansion de comprendre les véritables dangers de légiférer la mort en population générale comme principe de liberté ultime, et mise en œuvre dans le champ de la santé publique, contre sa mission-même de maintenir la vie humaine jusqu’à sa fin naturelle, et contre la venue des générations futures. En effet, de moins en moins de gens comprennent qu’il faille faire administrer l’acte mortel par des médecins dont la mission éthique – car ontologique – est de soigner et de soulager les souffrances quand ils ne peuvent pas guérir la maladie, et donc le patient.
Aussi je vous envoie cette vidéo issue du film de Damien Boyer « Anesthesia » – pour ne pas dire « Euthanasia » – qui permet de bien comprendre comment cela va se passer à partir du 15 juillet pour les médecins, et pour les établissements confessionnels médicaux, qui eux n’auront pas de clause de conscience, car « les murs n’ont pas de conscience », selon le père du texte, Olivier Falorni.
Ainsi 30 établissements des Petites Sœurs des Pauvres fermeront leurs portes en France, mettant plus de 2500 personnes âgées et/ou très précaires à la rue, en pleine canicule mortelle.
Aussi j’en appelle à la présidente de la Fondation des Hôpitaux, et à l’ancien professeur des écoles catholiques, pour vous demander, Madame la présidente, de revoir votre point de vue, et surtout celui de votre mari, face au bouleversement éthique et juridique que ce texte va déclencher dans les principes fondateurs de notre République, et ses conséquences sur nos pères et nos mères vieillissants, malades ou tout simplement pauvres.
Les personnes les plus vulnérables seront les premières d’une réaction en chaîne dans toute la société, déjà déstabilisée par notre natalité moribonde : l’objectif ne sera plus la vie « quoi qu’il en coûte », mais la mort proposée par le médecin comme issue économique à nos aînés, et par capillarité mentale, à nos enfants déjà si mal en point depuis le confinement.
Aussi, je m’adresse très solennellement à vous, épouse, mère et grand-mère, afin que vous demandiez, avec tout votre amour, au président :
1/ de prendre acte du rejet du Sénat mardi prochain,
2/ pour suspendre la navette législative afin d’annuler le vote du 15 juillet à l’Assemblée nationale.
Il s’agit de ne pas ouvrir un droit général à tuer nos prochains par nos médecins, ni par quiconque, y compris avec leur consentement, qui à ce stade de souffrances terminales, ne saurait être lucide.
3/ de reconsidérer au cas par cas les situations extrêmes par des mesures circonstancielles de dépénalisation exceptionnelles des actes définitifs des médecins,
> sans ouvrir de droit généralisé aux patients, ni d’immunité générale aux médecins et soignants,
> et sans organiser toute une industrie de la mort, a fortiori en service public de la médecine.
En vous remerciant du fond du cœur de prendre en considération cet appel vital, je vous prie de recevoir, Madame, l’assurance de ma reconnaissance éternelle si vous obtenez cette décision de survie pour tous, de la part de votre mari, notre président.
1/ Virginie Tellenne, Mère de famille citoyenne et hétérologue
2/ Frédéric Fauchon, ingénieur CNAM, transhumain dissident
3/ Marie-Laure de la Palme, médaille d’or de la Fédération des Industries Électriques et Électroniques
4/ Arnaut Menonville, cadre syndiqué, filiale de Blackrock
5/ Christiane Lelièvre, ancienne greffière législative au parlement
Je signe la lettre à Brigitte Macron pour suspendre le suicide euthanasique !