Referendum irlandais : l’ouverture du mariage constitutionnel « sans distinction de sexe » ni de couples légitime la procréation marchande.

Plus de 62% pour le OUI au referendum sur le  « mariage » homosexuel  en Irlande :
en redéfinissant dans la Constitution le mariage comme l' » union entre deux personnes, sans distinction de sexe » alors qu’il existait une union civile hors filiation depuis 2010, les Irlandais catholiques créent la surprise en entérinant la filiation et la procréation non biologiques déjà autorisées. (PMA et GPA).

Le mouvement du NON, emmené par l’Eglise catholique, ne prônait aucune alternative positive reconnaissant le couple homosexuel et sa capacité d’éducation.
Avec le changement constitutionnel voulu par le peuple de la définition de l’identité humaine dans un des pays les plus catholiques d’Europe, l’Eglise-institution essuie un désaveu très important pour son incursion dans le champ du politique.

 

Pour faire face à cette nouvelle avancée de la loi du marché supérieure à celle de l’intégrité biologique de l’Humain en Europe, et en rappelant son soutien à l’égalité civile des couples hors procréation,  L’Avenir pour Tous appelle au rassemblement de tous les acteurs et marcheurs de 2013 pour demander un referendum sur la filiation en France. Sans toucher à l’égalité établie par la loi Taubira et validée par la très catholique Irlande, il devient urgent de faire contrepoids à la marchandisation de l’Humain dans l’autre pays de tradition catholique qu’est la France,  pour revenir à la seule filiation biologique par son inscription dans la Constitution.

Partisan de l’égalité civile des unions et la possibilité d’éducation des enfants connaissant leurs origines et leurs parents biologiques, L’Avenir pour Tous (LAVT) se félicite que ce nouveau mariage civil irlandais ne soit pas filiatif, ce en quoi il ne concurrence pas le mariage religieux qui emporte aussi état civil en Irlande. Toutefois LAVT regrette le caractère inclusif de cette « union sans distinction des sexes » qui efface explicitement la différence des couples au regard de la procréation.  Le mariage étant  inscrit dans la Constitution, il a fallu recourir à un referendum pour modifier celle-ci. Depuis aujourd’hui, dans l’Irlande catholique, le mariage civil est constitutionnellement l’union de deux personnes sans distinction de sexes. Il autorise donc au plus haut niveau juridique la filiation et la procréation génésiques, c’est-à-dire non biologiques .

En effet l’adoption plénière pour les couples de même sexe a été votée en Irlande il y a un mois par voie parlementaire – le referendum aurait été plus aléatoire sur ce sujet –,  la PMA est ouverte aux couples de femmes depuis 2000 et la GPA n’est pas interdite en Irlande. L’Avenir pour Tous constate que les Irlandais, catholiques pratiquants à plus de 65%, ont bien dès lors institué un mariage civil procréatif pour les couples de personnes de même sexe, et ce au niveau constitutionnel.

Certes le mariage religieux tient aussi l’Etat civil et la quasi totalité des couples y recourent. Par ailleurs les laïcs catholiques sont extrêmement accueillants des personnes homosexuelles, et l’Avenir pour Tous s’en félicite. Mais cela n’explique pas que l’indispensable reconnaissance sociale des couples homosexuels aille jusqu’au changement de la filiation des enfants. Cette dérive importante est sans doute liée à une forme de culpabilité vis-à-vis des déviances de l’Eglise découvertes dans les années 90.

En ce jour de Pentecôte, on ne peut ignorer le caractère historique de l’instauration par referendum du mariage homosexuel constitutionnel procréatif, lui donnant une autorité démocratique incontestable. L’Avenir pour Tous en conclut que lorsque l’Église-institution prend la tête d’un mouvement d’opposition sociétale, c’est toute la machine médiatico-politico-marchande qui se met en marche contre elle, pointant la raideur de sa position contre toute union homosexuelle et possibilité d’éducation par les couples homosexuels, y associant les déviances de certains clercs,  le tout pour affaiblir sa légitimité à émettre dans l’espace public les principes vitaux et humains indispensables à la préservation de l’Humanité.

C’est pourquoi L’Avenir pour Tous appelle au rassemblement de tous pour changer de stratégie en matière de législation sur l’Humain et son organisation sociale. Comme cela s’est construit en 2013, LAVT recommande pour préparer la prochaine présidentielle le retour à une opposition citoyenne indépendante de toute institution religieuse ou politique. Celle-ci ne sera vraiment opérationnelle qu’avec une coordination souple et transparente entre les représentants citoyens et tous les courants institutionnels – cléricaux et politiques – du mouvement français de restauration de la filiation.

Cette coordination entre les citoyens (LAVT) et les représentants institutionnels (LMPT et autres associations et partis) permettra de porter des projets non abolitionnistes. Celui de L’Avenir pour Tous propose de préserver le mariage homme-femme par l’égalité entre les couples homos et hétéros sans compromettre l’égalité de filiation biologique des enfants. Selon la Réforme de LAVT proposée depuis avril 2013, il s’agit d’empêcher l’ouverture de la procréation marchande par le respect de l’égalité des couples procréatifs et non-procréatifs, placés dans une situation différente face à la procréation, ce qu’a rappelé le Conseil Constitutionnel (DC 17 Mai 2013).

La France n’ayant plus de mariage religieux aux effet  civils, il sera donc indispensable, a contrario de l’Irlande, de procéder par referendum à l’inscription de la filiation biologique via le mariage dans la Constitution, pour respecter l’égalité de naissance des enfants et de connaissance de leurs origines pour les humains.

L’Avenir Pour Tous appelle depuis décembre 2013 tous les Français à adhérer à cette réforme avec la pétition referendum-filiation qui a déjà recueilli plus de 20 000 signatures.

Pour permettre une nouvelle mobilisation sur cette réforme législative comme organisationnelle, depuis le 1er mai 2015, les adhésions sont ouvertes à L’Avenir pour Tous.

 

Contact -presse : 06 09 62 00 31 – contact@avenirpourtous.fr

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