Arguments pour convaincre les députés de voter « CONTRE » pour les appels téléphoniques de ce Mercredi jusqu’à 17h.

1/ Pour soulager les souffrances liées à la maladie incurable en phase terminale, donc à l’agonie, il ne faut pas une loi qui institutionnalise le principe de mort supérieur à celui du secours de la vie et qui organise une industrie de la mort. Il suffit de dépénaliser la dose de trop sans fabriquer de poisons pour cela avec nos pharmacies de vie.

2/ Cette loi installe le principe de mort sous prétexte d’un consentement qui ne peut être ni libre ni éclairé, en proie à des souffrances inépuisables. C’est un mensonge constitutif de la loi.

3/ Le Premier ministre lui-même choisit la veille du vote, un 14 juillet, jour de la fête nationale, pour dire que la loi sera votée puisqu’il saisira le Conseil constitutionnel sur des points faisant polémique. Ainsi, il manœuvre pour faire passer les abstentionnistes du côté du vote « pour » en les rassurant sur ces points litigieux. C’est frauduleux, surtout de faire cela le 14 juillet, alors que la République va institutionnaliser la mort comme principe d’organisation et de gestion de sa société. C’est spolier à la fois les députés et les citoyens que de faire légiférer par le Conseil constitutionnel.

4/ Nous assistons à l’édiction d’un droit non pas pour le citoyen, mais pour l’État via le service public de santé, qui pourra, non plus sauver la vie, mais donner la mort à la place. C’est l’instrument d’une gestion de flux de population non pas géographique, mais physique, existentielle. C’est inadmissible. Cette loi nous place intégralement sous le pouvoir absolu d’un État qui élimine ses citoyens sous prétexte de les soulager pour laisser la place aux technologies numériques et aux automates de remplacement de l’humanité.

En conclusion :

Pour les députés de droite :
« Est-il admissible de dire que l’on va redresser le pays tout en légiférant pour éliminer ces citoyens ?
C’est pourquoi, monsieur le député, madame la députée, je vous demande instamment de revoir votre jugement et de choisir de préserver une République protectrice de la vie humaine, des plus faibles, des plus isolés, des plus nécessiteux d’un devoir de solidarité et de soins, et de voter contre la loi, pour la France. Merci beaucoup. »

Pour les RN :
« Il n’est pas possible que la fille de Jean-Marie Le Pen, qui aujourd’hui porte son parti au seuil de l’Élysée en y incluant des élus qui se revendiquent de Charles de Gaulle, de Jacques Chirac ou de Pasqua, puisse laisser ses députés voter une loi qui ouvre la possibilité de donner la mort par l’État à ses citoyens. Peut-on vraiment redresser le pays en éliminant ses nationaux ? Si les députés RN votent cette loi ou s’abstiennent, ce qui donne une demi-voix au « Pour », je ne voterai pas pour Marine Le Pen à la présidentielle. »

Idem pour les LR, qui se revendiquent de Charles de Gaulle : s’il y a encore des votes « pour » ou des abstentions, il n’y aura aucune voix pour Bruno Retailleau.

Pour les Horizons :
« Il n’est pas possible que des députés issus de l’UMP qui soutiennent Édouard Philippe puissent aujourd’hui prétendre redresser le pays tout en légalisant la disparition provoquée des nationaux. Si les députés Horizons maintiennent leurs votes « pour » ou leur abstention, ce qui fait passer le « Pour », je ne voterai pas pour Édouard Philippe. »

Pour les Démocrates :
Comment peut-on se dire démocrate, c’est-à-dire partisan d’un gouvernement par le peuple et pour le peuple, et légiférer pour que l’État prenne la main sur ce peuple en ayant la possibilité de l’éliminer physiquement ? Si les démocrates, et notamment les démocrates chrétiens, votent cette loi, alors je ne donnerai pas une seule voix à leur candidat, qui sera sans doute aussi Édouard Philippe.

Pour les LIOT :
« Comment se fait-il que des députés qui se disent pour la liberté des territoires et des individus, et qui ont dans leurs rangs des élus qui se sont autant battus pour maintenir un corpus de lois de solidarité, puissent aujourd’hui laisser passer une loi qui menace gravement la vie de nos citoyens en instituant une mort qui leur sera insidieusement imposée par un poids social, par l’entourage ou par une pression sociale absolument énorme et diffuse, face à la montée et aux déferlements technologiques mondiaux ?
Cette loi est un ajustement des flux démographiques par l’euthanasie déguisée en suicide. C’est pourquoi je vous demande de ne pas voter cette loi horriblement productiviste et capitaliste, ce qui ne peut pas être le but recherché des LIOT. C’est pourquoi je vous demande de voter contre cette loi. »

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